« La peine de mort ne ramènera pas mon père. Elle ne fera que victimiser encore davantage une autre famille. La justice n’a rien à voir avec la peine capitale. » Renny Cushing, fils d'une victime de meurtre au New Hampshire
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LA PEINE DE MORT
Amnistie internationale a pour mission d'informer sur l'usage de la peine de mort - le châtiment suprême. Chaque jour, des détenus – des hommes, des femmes et même des enfants – risquent d’être exécutés. Quel que soit le crime commis, qu’ils soient coupables ou innocents, un système judiciaire ayant fait le choix de la vengeance plutôt que de la réinsertion peut leur ôter la vie. La peine capitale est l’un des symptômes d’une culture marquée par la violence, et non un remède à ce fléau.
Vous trouverez dans cette rubrique toutes les données sur l'application de la peine de mort aujourd'hui:
De tout temps des prisonniers ont été exécutés pour des crimes qu’ils n’avaient pas commis. Toutefois les systèmes judiciaires sont réticents à reconnaître leur erreur, ce qui explique le peu de cas recensés. Par contre, on connaît de nombreux cas de condamnés à mort innocentés avant d’être exécutés.
• Tanzanie. En 2006, remise en liberté de Hassan Mohamed Mtepeka condamné à mort en 2004 pour meurtre. La Cour d’appel a conclu que sa condamnation reposait très largement sur des éléments circonstanciels qui ne prouvaient pas indéniablement sa culpabilité.
• Chine. En avril 2005, remise en liberté de She Xianglin condamné à mort pour le meurtre de sa femme en 1994. Sa femme était en prison, elle en est sortie en 2005 !
• Jamaïque. Carl McHarg est sorti du quartier des condamnés à mort en juin 2007, après avoir été acquitté en appel.
• Myanmar. En décembre 2003, remise en liberté de Than Tun condamné à mort avec huit autres personnes en novembre. Il avait été arrêté par erreur.
• États-Unis d’Amérique. Depuis 1973, 142 condamnés à mort ont été innocentés, dont 17 sur test ADN.
• Canada. Le 28 août 2007, la Cour d’appel de l’Ontario a renversé la condamnation de Steven Truscott, reconnaissant qu’il s’agissait d’une erreur judiciaire. En 1959, Steven Truscott, bien qu’âgé de 14 ans à l’époque, avait été condamné à la pendaison.